Le Gouvernement s’y est engagé très tôt : il ne laissera aucune entreprise au bord du chemin face aux conséquences économiques de la crise sanitaire. Le Covid-19 a marqué le retour en force de l’État, avec près de 500 milliards d’euros mobilisés. Les collectivités territoriales et Bpifrance sont également mises à contribution pour venir au soutien des entreprises. Tour d’horizon.

 

Un recul du PIB à deux chiffres en 2020

La Banque de France table sur une baisse du PIB de 10% en 2020, l’OCDE anticipe un recul de l’activité de 11 à 14%. Dans les deux cas, ce sont les entreprises qui trinquent ; Coface prévoit une hausse des défaillances d’entreprises de 21% d’ici 2021, et elle les chiffre très précisément à 62 355 en 2020. La menace est concrète pour les 4,5 millions de sociétés recensées par l’Insee, plus encore pour celles dont le secteur d’activité a été directement impacté par la crise sanitaire. Hôtellerie-restauration et tourisme au sens large, transport, industries automobile et aéronautique, construction, retail… Avant de penser restructuration, plan de sauvegarde de l’emploi ou accord de performance collective, les entreprises sont en quête de cash pour maintenir leur trésorerie à flot.

 

Des plans de soutien pour les secteurs en détresse

Pour « reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire », le président de la République Emmanuel Macron a rappelé dimanche 14 juin lors de son allocution le déblocage de près de 500 milliards d’euros, dont une partie – 31 milliards d’euros – a couvert le chômage partiel. Dans son troisième projet de loi de finances rectificative présenté le 10 juin en conseil des ministres, l’État a précisé le fléchage des sommes avec plusieurs plans de soutien sectoriels :

  • 25 milliards d’euros pour le tourisme dont 7 Md€ d’investissement ;
  • 15 milliards d’euros pour la filière aéronautique ;
  • 8 milliards d’euros pour la filière automobile ;
  • 1,3 milliard d’euros pour le secteur culturel ;
  • 1,2Md€ pour les entreprises technologiques.

 

Les dispositifs d’aide de l’État

Le sauvetage de l’économie par l’État prend plusieurs formes :

  • Le prêt garanti par l’État, une enveloppe de 300 milliards d’euros pour soutenir les demandes de crédit bancaire des entreprises. Le PGE est plafonné à trois fois le chiffre d’affaires 2019 ou deux fois la masse salariale pour les plus récentes. Son remboursement s’effectue sur une durée maximale de cinq ans, aucune échéance n’étant exigée la première année.
  • Le fonds de solidarité mis en place conjointement par l’État les Régions en soutien aux très petites entreprises, indépendants et micro-entrepreneurs. La somme totale – 7 milliards d’euros – permet aux TPE frappées par une fermeture administrative ou une perte d’au moins 50% du chiffre d’affaires de bénéficier d’une aide pouvant atteindre 1500€ de la DGFiP, à laquelle peut s’ajouter un montant complémentaire plafonné à 5000€ de la part des Régions.
  • Le dispositif du chômage partiel, dont la prise en charge par l’État et l’Unédic de l’indemnité versée au salarié est passée de 100 à 85% au 1er juin.
  • L’absence de pénalité de retard dans les marchés publics.
Solidaires


Des mesures pour réduire la pression sur les entreprises

Les entreprises en difficulté ont également pu demander :

  • des délais de paiement de leurs échéances sociales et fiscales auprès de l’Urssaf ;
  • une remise des impôts directs sur examen individualisé ;
  • le report de la CFE ou de la taxe foncière en cas de contrat de mensualisation ;
  • le remboursement accéléré de leurs crédits d’impôts (CICDE, CIR, etc.) ;
  • le versement accéléré des aides à l’innovation.

Pour les plus petites entreprises, il est aussi possible d’obtenir le report du paiement des loyers, factures d’eau, de gaz et d’électricité via une demande à l’amiable auprès de leurs fournisseurs.

Par ailleurs, Bpifrance a dégainé deux prêts sans aucune garantie sur les actifs de la société ou du dirigeant :

  • Le Prêt Atout à destination des entreprises en difficulté. Son montant va de 50 000€ à 5 millions d’euros pour PME et jusqu’à 15M€ pour les ETI, à rembourser sur trois à cinq ans avec un différé de douze mois.
  • Le Prêt Rebond en partenariat avec les Régions. Réservé aux PME, il peut aller de 10 000 à 300 000€ selon les Régions avec un remboursement étalé sur sept ans avec un différé d’amortissement en capital de 24 mois.

Les collectivités locales répondent présent

Régions, départements et intercommunalités ont également mis en place des dispositifs complémentaires, pour soutenir la trésorerie des filières les plus exposées, aider à la relocalisation des entreprises ou accélérer le paiement de leurs fournisseurs et prestataires. Plusieurs exemples :

  • Le fonds régional d’urgence de la Région Auvergne-Rhône-Alpes à destination des entreprises situées dans le périmètre d’un foyer de contamination. Cette subvention plafonnée à 10 000€ s’adresse exclusivement aux TPE.
  • Le fonds Covid Résistance de la Région Sud avec la Banque des Territoires. Un prêt à taux zéro de 3000 à 10 000€ pour les entreprises et associations de moins de 20 salariés, incluant un différé d’amortissement de 18 mois.

La fonction cruciale du DAF

Equipe financière Cette mobilisation sans précédent de la force publique démontre
 une chose : l’État  fera tout ce qui est en son pouvoir pour
 sauvegarder le tissu économique. Pour les entreprises touchées
 de près ou de loin par la crise du coronavirus, ces aides
 apportent une bouffée d’oxygène à court terme. Mais elles se
 préparent à affronter un contexte économique dégradé
,
 dans lequel seuls les acteurs les plus concurrentiels pourront
 prétendre à une sortie de crise rapide.

Notre DAF, Vincent Placier, confirme d’ailleurs l’importance de recaler ses exigences face aux entreprises fragilisées en temps de reprise. Les enjeux du DAF sont en effet colossaux aujourd’hui. Investir dans la modernisation de l’organisation est plus que jamais crucial pour lui afin de bénéficier rapidement de gains de productivité et préserver au maximum la trésorerie de son entreprise. La transformation digitale est l’un de ces leviers à activer pour gagner en efficacité, la dématérialisation des processus une application concrète permettant aux collaborateurs de se concentrer sur les tâches à plus forte valeur ajoutée.

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