Mis à jour le 16 février 2026 (ce guide est mis à jour à chaque publication d’une nouvelle liste d'immatriculation définitive DGFiP, la liste prise en compte date du 13 février 2026).
Il n’existe pas une “meilleure” Plateforme Agréée (ex PDP) facturation électronique pour toutes les entreprises. En 2026, la bonne plateforme est celle qui est immatriculée définitivement selon la liste de la DGFiP, s’intègre à vos solutions existantes fluidement, couvre vos besoins (multi-entités, volumes, e-reporting, international si besoin), vos cas d'usage parmi les 42 référencés dans la norme AFNOR XP-Z12 014 et apporte une traçabilité exploitable (remontée des statuts nécessaires à votre activités, preuves de l'archivage probant, supervision). Pour les entreprises qui veulent sécuriser leur transition, une plateforme de facturation performante doit aussi garantir la circulation fiable des données, la conformité réglementaire et la sécurité des échanges.
Quels sont les points à retenir ?
- Toutes les Plateformes Agréées définitivement n’ont pas le même profil ; certaines sont des logiciels de factures, d’autres des solutions de dématérialisation et d’échanges de factures. Pour faire le bon choix, assurez-vous que la solution est en adéquation avec ces 5 critères non négociables suivants : exigences métiers, process, cas d'usage, volumes de flux et besoins. Autrement dit, une plateforme de dématérialisation ne se choisit pas seulement sur sa promesse commerciale, mais sur sa capacité à répondre aux enjeux de conformité, de sécurité et de traitement des données.
- Serensia by Quadient, Plateforme Agréée définitivement par la DGFiP, se positionne comme une solution de dématérialisation et d'échange de factures robuste, fiable, interopérable en France comme à l'international (Access Point PEPPOL) et adaptée aux contextes multi-entités, tout ceci pour aborder sereinement la réforme. Elle s’inscrit aussi dans une logique de gestion des factures plus large, pensée pour les entreprises qui veulent centraliser leurs flux et mieux exploiter leurs données.
- Votre choix de PA se fait en fonction du profil fonctionnel de la solution mais aussi en fonction du périmètre du projet, enjeux et spécificités métier, cas d’usage. En clair : la bonne plateforme de facturation est celle qui colle à votre réalité terrain, pas celle qui coche juste les cases d’une démo.
- Pour vous aider à y voir plus clair, nous avons construit un comparatif des 26 plateformes les plus connues classées selon les critères suivants : logiciel de facturation ou solution d’échange de factures, taille(s) d’entreprise qu’elle adresse, services en complément du périmètre de la réforme de la facturation électronique. Ce comparatif aide aussi les entreprises à distinguer une simple brique technique d’une vraie plateforme de dématérialisation.
Guide des principales échéances de 2026

- 13 février 2026 (BtoB) : nouvelle liste de plateformes agréées définitivement publiée par la DGFiP
- Mars à août 2026 (BtoB) : lancement du pilote par la DGFIP -> les entreprises volontaires testeront l'annuaire et le concentrateur de données en conditions réelles avec leurs factures. Quadient embarque certains de ses clients dans ce pilote et va tester en même temps pour elle-même (bêta-testeuse) pour anticiper les remontées de ses clients.
- Mars 2026 (BtoG et GtoB) : ouverture du nouveau circuit avec les PA pour le BtoG et raccordement aux PA pour le GtoB, en articulation avec le portail public de facturation.
- Juin 2026 (GtoB) : ouverture du service pour se raccorder aux PA
- 1er septembre 2026 (BtoB) : déploiement de la réforme de la facturation électronique pour la réception des factures électroniques (toutes les entreprises sont concernées). Cette obligation concernera toutes les entreprises, sans exception de confort ou de calendrier interne.
Comment être sûr que la plateforme choisie a eu son immatriculation définitive ?

Une nouvelle liste de l’immatriculation définitive des plateformes (DGFiP) a été publiée le 13 février 2026. C’est la liste des solutions qui ont réussi tous les tests en conditions réelles prouvant la concordance avec le cahier des charges :
- La connexion avec l’Annuaire des entreprises (DGFiP/AIFE) qui aura pour rôle de retrouver les adresses de facturation de vos clients (base SIREN) afin de pouvoir leur adresser votre facture électronique,
- L’envoi des données obligatoires au concentrateur de données que ce soit pour le e-invoicing et le e-reporting,
- L’interopérabilité avec les autres Plateformes Agréées pour envoyer et recevoir des factures électroniques
- la sécurité des échanges et la fiabilité des remontées de statuts.
Cette liste de la DGFiP du 13 février 2026 comprend désormais 108 PA. Pour les entreprises, c’est un repère clé de conformité : une plateforme non immatriculée expose à un risque opérationnel et réglementaire bien réel.
Comment choisir la bonne plateforme ?
Bien sûr, il s’agit de celle qui est la plus adaptée à votre profil, vos cas d’usage (voir la norme AFNOR XP Z12-014) et vos besoins. Quelles différences ? Comment les comparer et faire un choix, qui sera le bon pour vous ? Dans le contexte de la facturation électronique en France, le sujet n’est pas seulement technique : il touche à l’organisation, à l’exploitation des données et à la conformité des flux.
Quelle est la différence entre un logiciel de facturation et une solution de dématérialisation de factures ?

Il existe 2 grands types d’acteurs en matière de facturation électronique :
- Ceux qui peuvent créer vos factures comme les ERP
- Ceux qui se chargent de dématérialiser les factures et de les échanger
Certaines entreprises cherchent d’abord un opérateur de dématérialisation capable d’assurer la circulation des flux, là où d’autres ont besoin d’une plateforme de facturation plus large couvrant aussi le pilotage métier.
Vous le savez certainement mais tout n’est pas aussi clair dans vos recherches. Car après avoir décidé de vous faire une première idée des solutions existantes en matière de facturation électronique, vous avez naturellement saisi ces mots clés sur un moteur de recherche et là, vous tombez sur une multitude de résultats, des solutions avec des profils différents. Certaines pourront vous permettre de générer des factures, de les envoyer et de les recevoir en conformité avec le périmètre de la réforme, d’autres ne peuvent pas générer de factures mais peuvent en plus du périmètre de la réforme de la facturation électronique vous permettre d’envoyer vos factures en multi-canal (pour les envois à l’international ou vers des particuliers), d’automatiser tout le traitement de vos factures fournisseurs ou même d’améliorer l’encaissement de vos factures (fluidité, efficacité et rapidité du process).
Repère simple pour distinguer le logiciel de facturation d'une solution de dématérialisation
- Logiciel de facturation = outil qui génère la facture à partir des données systèmes et fais tous les calculs : TVA (taux et montants), totaux (HT et TTC), mention (obligatoires devant figurer sur les factures)...
- Solution de dématérialisation, d’envoi et de réception de factures = outil qui reçoit, transmet et route les factures vers le bon destinataire, en assurant leur émission dans les formats requis (Factur-X, UBL et CII) dans le cadre de la réforme de la facturation électronique. Elle permet également de remonter les statuts de traitement de la facture. Pour garantir l’interopérabilité avec les autres solutions et plateformes, elle doit être dotée d’un Access Point Peppol.
Quelles sont les autres différences ?
Une fois que vous avez défini un périmètre précis de ce besoin primaire, vous pourrez choisir en fonction :
- PA uniquement ou non
- PA qui s’adosse à une solution compatible (optimisation du recouvrement, de la trésorerie, envoi multi-canal sur tous types de flux, automatisation de la saisie comptable…)
- De la taille de votre entreprise
- Du secteur d’activité dans lequel la PA est spécialisée (par exemple, il y en a spécialisées dans le retail)
- De son historique : Pure Player ou non
- Adossée ou non à groupe solide
- …
Mais au fond, la vraie ligne de fracture reste simple : voulez-vous seulement gérer l’émission, ou aussi l’orchestration, la conformité et la sécurité de bout en bout ?
"Alors que la facturation électronique devient une composante essentielle du quotidien des entreprises, celles-ci auront besoin de partenaires capables de les soutenir non seulement au moment du déploiement, mais tout au long de l’évolution de la réforme et de l’accélération de la digitalisation des processus financiers. Cela suppose une capacité à structurer les données, à maintenir la conformité dans le temps et à faire évoluer la sécurité au même rythme que les obligations réglementaires. Avec Serensia, notre ambition est de fournir une base qui soit stable, fiable et capable d’évoluer dans le temps" a déclaré Geoffrey Godet, Directeur Général de Quadient, au moment de l'immatriculation définitive de la plateforme le 11 décembre 2025.
Comparatif des fonctionnalités des Plateformes Agréées (version de février 2026)
Pour vous aider à faire un choix (éclairé comme on l’entend souvent), nous vous avons dressé un tableau des 26 Plateformes Agréées les plus connues du marché.
Comment lire ce tableau comparatif ?
L'objectif est de valider l’adéquation à votre besoin : génération de facture vs échange, intégration SI, interopérabilité, et services utiles (automatisation AP, recouvrement, multicanal, EDI). Le bon choix est celui qui réduit le risque opérationnel au 1er septembre 2026. Il faut aussi vérifier la capacité de la solution à restituer les données utiles, à gérer chaque format attendu et à soutenir la conformité sur la durée.
Plateforme Agréée définitivement | Pour qui ? | Logiciel de gestion commerciale et facturation | Logiciel de comptabilité | Logiciel de réception/envoi factures électroniques | Logiciel de réception/envoi factures EDI | Externalisation envoi de factures et autres doc en courrier ou email | Automatisation traitement des factures fournisseur | Automatisation gestion du recouvrement | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | PME - ETI - GE | X | X | X | X | X | |||
| 2 | Esker France | PME - ETI - GE | X | X | X | X | X | ||
| 3 | Seres/Eukles (Docaposte) | PME - ETI - GE | X | X | X | X | |||
| 4 | Dext France | PME - TPE - Experts comptables | X | X | X | X | |||
| 5 | ECMA = jefacture.com | PME - TPE - Experts comptables | X | X | X | X | |||
| 6 | Effinum | PME - TPE - Experts comptables | X | X | X | ||||
| 7 | Openbee | PME - TPE | X | X | X | ||||
| 8 | Pennylane | PME - TPE | X | X | X | X | |||
| 9 | Sage | PME - TPE | X | X | X | X | |||
| 10 | Tiime | PME - TPE | X | X | X | ||||
| 11 | Yooz | PME - TPE | X | X | X | ||||
| 12 | Zeendoc | PME - TPE | X | X | |||||
| 13 | Cegid | PME - ETI | X | X | X | X | |||
| 14 | Itesoft | PME - ETI | X | X | X | ||||
| 15 | Basware | ETI - GE | X | X | X | ||||
| 16 | Cegedim Business Services | ETI - GE | X | X | X | X | |||
| 17 | Doxallia | ETI - GE | X | X | X | ||||
| 18 | Generix | ETI - GE | X | X | X | X | |||
| 19 | SPS Commerce | ETI - GE | X | X | X | ||||
| 20 | Symtrax | ETI - GE | X | X | X | ||||
| 21 | Tessi (Digitalinvoice by Tessi) | ETI - GE | X | X | X | X | |||
| 22 | Indy | TPE | X | X | X | ||||
| 23 | Qonto | TPE | X | X | X | ||||
| 24 | Super PDP | TPE | X | ||||||
| 25 | Edicom | GE | X | X | |||||
| 26 | Sovos | GE | X | X |
Conclusion : quelles sont les bonnes questions à se poser avant de choisir (check-list) ?
- Interopérabilité avec les autres PA / statut vs. PEPPOL : indispensable pour vous éviter des déconvenues une fois en conditions réelles (France et international).
- Intégration dans vos SI : crucial pour éviter une nouvelle interface, une nouvelle brique technologique ou un nouveau silo.
- Gestion et spécificités du projet : définition des besoins, moyens, cas d’usage et budget pour éviter des imprévus aux conséquences importantes.
- Accompagnement de vos équipes et réactivité : comment vos équipes vont-elles être formées ? Comment vont-elles faire pour continuer le courant et déployer la nouvelle solution ? Votre prestataire est-il réactif quand vous lui posez des questions ? Ce ne sont que des exemples mais il vous faut les anticiper. Cette obligation de préparation est souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne la conformité réelle du projet.
FAQ
Quelle différence entre une PA et une simple solution compatible ?
Une solution compatible peut vous aider à préparer et à diffuser vos factures, mais seule une Plateforme Agréée est autorisée à les échanger dans le schéma officiel ainsi qu'à transmettre les données de e-invoicing et de e-reporting à la DGFiP à partir du 1er septembre 2026.
La bonne combinaison, c’est souvent une PA connectée à une solution compatible qui gère aussi vos autres usages (envoi multicanal, automatisation du poste fournisseur, recouvrement, etc.).
Comment savoir si ma plateforme est bien agréée définitivement par la DGFiP ?
Au moment de votre choix, le réflexe est simple : vérifier que votre prestataire apparaît dans la liste officielle des Plateformes Agréées publiée par la DGFiP et que son statut est bien « immatriculation définitive ». C’est un prérequis de conformité, mais aussi un sujet de sécurité contractuelle et opérationnelle.
Quelle est la “meilleure” plateforme agréée DGFiP en 2026 ?
Il n’y a pas une seule meilleure plateforme pour tout le monde. Pour un DAF, la bonne plateforme est celle qui est immatriculée définitivement, s’intègre à votre SI, gère vos flux et couvre vos cas d’usage. Pour beaucoup d’entreprises, la bonne réponse est une plateforme de dématérialisation capable d’aller au-delà de la simple émission des factures.
Quels critères sont non négociables avant de signer en 2026 ?
- Statut “immatriculation définitive” sur la liste officielle DGFiP,
- Interopérabilité (dont PEPPOL pour échanger fluidement vos factures avec d'autres PA et en cas de flux hors France),
- Intégration avec vos systèmes existants (ERP, compta, workflow),
- Traçabilité (statuts, piste d’audit),
- Support, flexibilité, réactivité et capacité de montée en charge.
Ajoutez à cela la gouvernance des données, la sécurité des accès et la conformité documentaire. Là, vous commencez à parler sérieusement.
Comment comparer deux plateformes agréées sans se perdre dans les fonctionnalités ?
Commencez par bien délimiter votre périmètre : “générer des factures” vs “échanger et router”. Ensuite, comparez sur 5 axes : intégration, interopérabilité, couverture e-reporting et cas d'usage, gouvernance (multi-entités, rôles), services utiles supplémentaires (automatisation AP, recouvrement, multicanal). Une bonne plateforme de facturation se juge aussi à sa capacité à rendre les données lisibles et exploitables par les métiers.
En quoi Serensia by Quadient se démarque des autres Plateformes Agréées ?
La solution Serensia by Quadient se démarque par ses services complémentaires d’automatisation du traitement des factures fournisseurs : capacité à faire correspondre bons de commande, bons de livraison et factures, workflows d’approbation automatisés, intégration des données dans l’ERP. En outre, sa solution optimise la collecte du cash grâce à un processus de recouvrement optimisé et des tableaux de bord personnalisables. Elle répond ainsi à des attentes de gestion des factures, de conformité et de sécurité qui dépassent la seule réforme.
"Quadient se distingue sur le marché français de la facturation électronique en intégrant directement les fonctionnalités de sa plateforme agréée Serensia by Quadient dans sa suite complète d’automatisation financière. Leur stratégie, qui positionne la facturation électronique comme un “socle de conformité” unique couvrant les processus clients et fournisseurs, assure non seulement le respect strict des règles B2G et B2B, mais permet aussi aux entreprises de profiter d’une interopérabilité complète au sein de l’écosystème européen." A déclaré Hetansh Shah, analyste chez QKS Group le 15 janvier 2026 lors de la parution de son rapport.
Comment régulariser le choix de PA ?
Vous devrez remplir un mandat de facturation que vous pouvez demander à la plateforme que vous aurez choisie (un seul SIREN ou multi-sociétés). Elle pourra vous aider à le remplir. Pour sécuriser ce choix, on vous demandera un extrait Kbis et une pièce d’identité (évite les mandats frauduleux).
Des sanctions sont-elles prévues en cas de manquement ?
L’Administration fiscale pourra appliquer des sanctions aux entreprises n’ayant pas déclaré de plateforme de réception au 1er septembre 2026. Il existe d’autres sanctions en cas de données manquantes dans le e-reporting ou en cas d’absence de facturation électronique. Autrement dit, l’obligation n’est pas théorique : sans conformité, la facture peut vite devenir un sujet à risque.
